
Je suis Shannon Leclercq, créatrice de Maison Tabby
Mon profil est souvent considéré comme atypique, et pourtant !
J’ai commencé par apprendre le design d’espace, puis je suis passée par une école d’architecture avant de poursuivre mes études à l’université, jusqu’à valider deux masters en patrimoine bâti et en histoire de l’art. J’ai ensuite travaillé au milieu des archives, classé des fonds iconographiques et d’artistes, mené des recherches historiques en tous domaines, enseigné quelques mois à l’université, conçu l’intégralité d’une exposition consacrée à un peintre et géré une bibliothèque.
J’ai oublié en chemin ce qui m’animait depuis toujours : créer et concevoir des espaces.
Finalement, chaque étape de ce passionnant parcours a enrichi ma vision du design d’intérieur : penser les choses en anticipant les usages, harmoniser général et détail, s’intéresser au passé pour mieux construire le futur, questionner avec impartialité, chercher et comprendre, regarder et voir, accueillir et orienter, écouter et entendre, transmettre et révéler.
La neuro-architecture, la psychologie des couleurs et autres disciplines que j’ai apprises depuis m’aident à décrypter plus encore la façon dont nous vivons les lieux et dont ils influencent notre quotidien.
Toutes ces expériences constituent autant de facettes de mon approche pour proposer une vision du design d’espace en laquelle je crois profondément : notre intérieur peut devenir un véritable allié du quotidien.
C’est cette vision qui donne aujourd’hui ses couleurs à Maison Tabby.
Je suis convaincue que la beauté est indispensable à notre bonheur
Comment s’épanouir si rien ne retient positivement notre regard et ne nous émeut ?
Le motif d’un pelage, les couleurs d’un paysage, un coucher de soleil au bout de la rue, le bruit des vagues sur les galets, une œuvre d’art, un édifice, un objet, une musique, un livre ou un vêtement…
La beauté réside dans ce que nous choisissons de voir. Elle est dans ces choses qui nous happent même une seconde pour les contempler, font sourire notre cœur et nous apaisent.
Je crois qu’un intérieur peut et devrait toujours nous procurer ces sensations.
L’ambiance générale d’une pièce, un meuble ancien, une affiche, une plante qui pousse, une tasse dans laquelle on aime prendre son café, un objet rapporté de voyage… Ces éléments, tantôt anecdotiques tantôt spectaculaires, contribuent à notre « mieux vivre » quotidien.
Il n’existe pas une seule beauté : c’est un goût personnel que chacun cultive à sa propre échelle et selon ses propres soins.



William Morris, L’esthétique de la vie (1896).« N’ayez chez vous rien que vous ne sachiez utile ou ne croyiez beau. »
Au-delà de l’esthétique

Projet Grosso (Nice) : vue générale et détails de la chambre.
La beauté est au cœur ce que les neurosciences sont au cerveau.
Aujourd’hui, nous comprenons comment notre cerveau réagit à l’espace ainsi qu’aux couleurs, ce qui lui fait du bien et lui procure un sentiment de sécurité.
Bien que nos intérieurs actuels remplissent de nombreuses fonctions, ils doivent continuer de répondre à nos besoins primitifs : constituer un abri protecteur nous permettant de nous reposer et de nous nourrir. Nous sommes donc en mesure de créer des espaces offrant les conditions nécessaires pour s’y sentir mieux et baisser la garde.
D’autres connaissances telles que la psychologie de l’habitat proposent de traduire ce que notre habitat exprime de ce que nous vivons. Si notre intérieur se veut le reflet de notre for intérieur, il est possible d’agir sur le premier afin qu’il soutienne à sa manière le second.
En agissant sur ce que nous voyons, sur ce que notre cerveau perçoit et sur ce que notre habitat exprime, nous pouvons créer des lieux qui ne se contentent pas de nous plaire, mais qui contribuent réellement à notre bien-être.


Créer, toujours !
Je ne crée pas seulement lorsque je travaille sur un projet : créer fait partie de moi.
Créer sans finalité, créer par curiosité et voir ce qui en germera.
Une association de motifs, une lecture, un vêtement, un rêve, un souvenir, un objet ou un fruit peuvent devenir le point de départ de nouvelles idées. J’aime expérimenter et faire dialoguer des univers qui, en apparence, n’ont parfois rien de commun.
En refusant de cloisonner les choses et les domaines, regard et curiosité ne cessent jamais d’évoluer.
Tout devient prétexte à apprendre, à découvrir et à essayer ; c’est à mon sens ce qui contribue à la richesse de tout projet.




Un bon projet naît d’une vision commune
Si mon univers et le regard que je porte sur les lieux font écho à votre projet, je serai ravie d’échanger avec vous.